27.1.12

Les crises d'asthme dues à certains médicaments

Les médicaments dits « bêtabloquants » peuvent aggraver un asthme en favorisant la contraction des bronches. Ils sont donc contre-indiqués chez les asthmatiques. Ces médicaments sont utilisés en comprimés pour traiter une tension artérielle trop élevée, une tachycardie (quand le cœur bat trop vite au repos) ou les suites d’un infarctus, mais également en collyre dans le cas d’un glaucome (hypertension de l'œil).
Chez certains asthmatiques qui y sont allergiques, des antibiotiques comme la pénicilline peuvent déclencher une crise d'asthme. La réaction est, le plus souvent, une allergie de la peau (rougeur, boutons, démangeaisons, etc.) et, parfois, une crise d’asthme. En général, l’allergie concerne tous les médicaments d’une même famille d’antibiotiques.
Chez les asthmatiques qui souffrent par ailleurs de polypose nasale, une crise d'asthme peut être déclenchée par la prise d’aspirine (c’est-à-dire tous les médicaments qui contiennent de l’acide acétylsalicylique), ou de certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), utilisés pour calmer les douleurs (ibuprofène, etc.). En cas de douleur, mieux vaut utiliser un autre médicament recommandé par votre médecin.
Il est important de signaler à un nouveau médecin que vous êtes asthmatique et de lui indiquer les allergies que vous avez pu avoir dans le passé avec certains médicaments, pour qu’il évite de vous prescrire des médicaments de la même famille.
De même, tout asthmatique doit impérativement signaler son asthme et ses allergies au médecin s’il doit bénéficier d’une intervention sous anesthésie générale. Certains produits anesthésiques peuvent parfois déclencher des crises d’asthme ou des réactions allergiques. C’est aussi le cas du latex (gants) qu’il convient de ne pas utiliser en cas d’allergie à cette matière.

Les crises d'asthme dues aux infections respiratoires

es infections touchant les poumons et les bronches (grippe, bronchite bactérienne ou virale ou encore pneumonie), mais aussi celles qui touchent le nez ou la gorge, sont souvent responsables de l'apparition de crises d'asthme chez des personnes pour qui le traitement de fond était jusque-là efficace.
Les infections virales représentent environ 60 % des causes d'aggravation de l’asthme chez l’adulte et 80 % chez l’enfant. Les sinusites et les foyers infectieux dentaires peuvent également aggraver un asthme.
Il est important de signaler les premiers signes d’une infection (fièvre, toux inhabituelle, crachats, etc.) à votre médecin afin qu’il puisse renforcer votre traitement de fond de l’asthme pour éviter toute aggravation et démarrer éventuellement un traitement contre l’infection respiratoire.

Les crises d'asthme provoquées par les acariens et les cafards

Invisibles à l’œil nu, les acariens (araignées microscopiques) sont essentiellement présents dans la poussière de maison, dans les lieux de stockage alimentaire et dans la farine. Ils ne vivent que six semaines environ mais se reproduisent très rapidement, surtout si le milieu ambiant s’y prête (chaleur et humidité).
Ils affectionnent tout particulièrement les literies (sommier tapissier, matelas, oreillers, etc.) mais aussi les rideaux, les canapés, les chaises et les meubles capitonnés, les tapis, les moquettes ou les jouets en peluche. Un matelas peut contenir deux millions d’acariens et on peut trouver jusqu’à 2.000 acariens par gramme de poussière ! Ils se nourrissent des microparticules de peau morte que notre corps sème un peu partout chaque jour, de cheveux et de poils d’animaux.
Ce sont les débris d’acariens morts et leurs déjections qui, lorsqu’ils sont inhalés, provoquent des allergies. Sous nos climats, les acariens ne survivent pas lorsque l’air est trop sec ou à température élevée (ils sont détruits par un lavage à plus de 60°C). Dès 1.500 mètres d’altitude, les acariens responsables d’allergie sont pratiquement absents, car le froid les empêche de proliférer.

Les crises d'asthme provoquées par les cafards

Les blattes ou cafards sont des insectes qui sont responsables d'un nombre croissant d'allergies respiratoires, dont les principales manifestations sont des rhinites et des crises d'asthme.
Ces insectes recherchent l'obscurité, la chaleur, l'humidité et les débris alimentaires. On les trouve donc derrière les meubles et dans les moteurs des gros appareils électroménagers (machine à laver, réfrigérateurs, etc.), dans les buanderies, les caves et, surtout, dans les vide-ordures. La cuisine est l'endroit préféré des blattes. En cas de forte infestation, certains textiles peuvent être contaminés (canapé, matelas, moquette, etc.). Les éléments allergisants (débris, déjections de l’insecte) sont véhiculés par des poussières que la personne asthmatique respire dans l’air ambiant.
Quatre à 5 % de la population est sensible aux cafards et 10 à 20 % des asthmatiques y sont allergiques. Cette sensibilité est souvent associée à l’allergie aux acariens, aux pollens et aux poils d'animaux.

Les crises d'asthme provoquées par les animaux domestiques

L'allergie aux animaux domestiques (chats, chiens, hamsters, cobayes, lapins, oiseaux, etc.) est très fréquente et ces animaux sont assez souvent à l’origine de crises d’asthme ou d’aggravation de la maladie. Le contact direct avec l'animal n'est pas toujours nécessaire pour déclencher des crises d'asthme. Les particules responsables de l’allergie (allergènes) sont présentes au niveau de la salive de l’animal, de ses urines, des débris de peau morte (squames) et des poils qui se déposent partout dans la maison.
Ainsi le chat dégage des particules allergisantes qui persistent plusieurs mois en suspension dans l’air, même en l’absence de l’animal, surtout si le mobilier s’y prête (tentures, moquettes, tapis, meubles capitonnés). La crise d’asthme est alors provoquée par l’inhalation de particules de poussière portant ces allergènes. Elle peut être associée à des signes de rhinite allergique et de conjonctivite.
La majorité des personnes allergiques aux animaux se sensibilisent au contact de leur propre animal. Le traitement repose essentiellement sur l'éloignement de l’animal. En cas de métier au contact des animaux, une allergie de ce type peut nécessiter un reclassement professionnel.
Des contacts intermittents avec des animaux peuvent également entraîner une crise d'allergie. Quelques poils d’animaux sur les vêtements d’un membre de l’entourage (dans la famille ou à l’école) peuvent parfois suffire à provoquer une crise d'allergie ou une crise d’asthme.

L'asthme est-il une maladie psychosomatique ?

L'asthme est une maladie des bronches et non une maladie psychologique. La plupart du temps, plusieurs facteurs déclenchants sont associés : par exemple, l'effort, les infections respiratoires, la fumée de cigarette, etc. Il est possible que la contrariété ou les émotions soient co-responsables de crises d'asthme, mais quand une personne est bien protégée par son traitement de fond, les perturbations psychiques ne provoquent pas d'asthme.

Est-ce que l'asthme se transmet des parents aux enfants ?

Bien que l’on retrouve souvent une prédisposition familiale à la survenue d'un asthme, la transmission de la maladie asthmatique des parents à leurs enfants n'est pas systématique.
Le terrain allergique (atopie), facteur de risque majeur de l’asthme chez l’enfant, est héréditaire. Le risque pour l’enfant d’être allergique peut être évalué : lorsqu’un seul conjoint est allergique, le risque que leur enfant développe des manifestations allergiques est de 20 à 30 %. Si les deux conjoints sont allergiques, le risque atteint alors 40 à 60 %.
Des mesures préventives peuvent être prises chez la femme enceinte puis chez l’enfant, pour éliminer un certain nombre de facteurs de risque d’apparition d’un terrain atopique.
  • Une femme enceinte doit absolument s’abstenir de fumer.
  • Aucun régime alimentaire « hypoallergénique » pendant la grossesse n’a démontré son efficacité. Cependant, chez les femmes enceintes asthmatiques ou allergiques, la consommation d’aliments allergisants comme la cacahuète est déconseillée pendant la grossesse.
  • Après la naissance, il est préconisé de nourrir l’enfant au sein le plus longtemps possible. L’allaitement prolongé (plus de trois mois) éviterait l’apparition d’un terrain allergique. Si cela n’est pas réalisable, l‘utilisation de laits hypoallergéniques (sans protéine de lait de vache) est conseillée.
  • L’alimentation du bébé ne doit pas être diversifiée trop précocement.
  • Pour réduire les risques de voir se développer un asthme chez l’enfant, il est recommandé de ne pas fumer en sa présence, de prendre des mesures contre les acariens et d’éviter d’avoir un animal domestique.

La pollution a-t-elle une influence sur l'asthme ?

La pollution favorise ou aggrave les manifestations de certaines maladies allergiques comme l’asthme ou la rhinite. L’augmentation du niveau de pollution s’accompagne d’une recrudescence des symptômes chez les personnes asthmatiques (sifflements, toux nocturne, gêne respiratoire). Ce phénomène est évident chez les asthmatiques ne prenant pas régulièrement un traitement de fond. En revanche, les asthmatiques suivant bien leur traitement de fond semblent protégés.
Lors de pics de pollution, on conseille aux personnes asthmatiques d’éviter les efforts, en particulier la pratique du sport en extérieur. Le traitement par bronchodilatateurs peut être renforcé.
Les sources de pollution extérieure sont essentiellement industrielles et automobiles. On surveille surtout :
  • le dioxyde de soufre, émis principalement par les cheminées d’usine et les chauffages. Ce type de pollution a beaucoup diminué depuis la fin des années 1950.
  • les particules en suspension : ce sont des particules de très petite taille pouvant pénétrer dans les voies respiratoires. Elles proviennent surtout des transports, spécialement des moteurs diesel. Les particules diesel peuvent être responsables de phénomènes d'irritation bronchique et favoriser la sensibilisation à des allergènes, car elles peuvent transporter ces substances à leur surface, en particulier celui du chat et ceux des pollens de graminées.
  • l’oxyde d’azote, rejeté en particulier par les moteurs et les cuisinières à gaz.
  • l'ozone, qui est un polluant issu des gaz d'échappement et qui s’accumule en période de grande chaleur.

Comment faire la différence entre les allergies et l'asthme

il est critique de pouvoir faire la différence entre les symptômes d'allergie et les signes de détection précoce d'une attaque d'asthme imminente.
Il n'est pas rare pour que des allergies et des symptômes d'asthme aient lieu en même temps. Il est commun pour que des allergies et l'asthme se produise en même temps chez la même personne. l'asthme Allergie-induit est asthme commençant, ou étant déclenché prés, une réaction allergique provoquée par exposition aux allergénes comme la poussiére, dander de chat, ou pollen.
Puisque toute personne peut développer l'asthme à tout moment pendant leur vie, il est important de garder une surveillance rapprochée sur des symptômes, des effets, des déclenchements, des comptes de pollen, et un certain nombre d'autres choses. Il peut être difficile diagnostiquer asthme au début parce qu'il a certains des mêmes symptômes comme wheezing, une étanchéité dans le coffre, toussant, briéveté de souffle. Il est important de savoir la différence entre l'asthme et les allergies parce qu'ils se produisent souvent ensemble mais est trés différent entre eux.
Les différences entre les allergies et l'asthme
La premiére différence est la classification de ces deux conditions. Les allergies sont simplement une réponse par le systéme immunitaire du corps pour défendre au loin un objet étranger essayant d'entrer dans le corps. L'asthme est une maladie sérieuse qui peut être déclenchée par des allergies, et peut même montrer les mêmes symptômes que des allergies, mais est énormément différent.



L'asthme est une maladie qui rend la respiration de normale difficile. Il fait ceci en resserrant, ou en serrant les bandes du muscle qui entourent les passages d'air, ou des tubes bronchiques. Alors la doublure des tubes bronchiques deviennent gonflée ou enflammée, et les cellules sur l'intérieur des passages d'air créent un mucus épais. Toute la ceci qui continue en même temps dans tous les passages d'air rend lui trés difficiles pour l'air un mouvement de va-et-vient dans les poumons, faisant à chaque souffle un travail.
Les symptômes d'asthme sont semblables aux symptômes d'allergie
C'est la raison qu'il est si difficile individu-de diagnostiquer l'asthme, particuliérement asthme allergie-induit. Les allergies et les symptômes liés aux allergies peuvent en effet induire des symptômes d'asthme ou rendre des symptômes existants d'allergie bien plus graves. Il est important de savoir à quelles allergies lesquels est susceptible afin d'éviter une attaque d'asthme possible.
Obtenir au téléphone et prendre un rendez-vous avec le médecin de famille ou l'allergist. Ces médecins exécuteront une série d'essais pour déterminer à quelle personne pourrait être sensible. Ce pourrait être la poussiére, époussettent des acarides, moule, quelque chose qui peut exister à l'air ou à l'environnement. Une fois que les essais sont complets et le docteur fait une détermination, les médicaments seront prescribed si nécessaires. Garder une liste d'allergénes possibles et faire quoi qu'il prenne pour éviter ces derniers. Une réaction allergique à ces derniers peut apporter sur une attaque d'asthme.
Connaître les signes de détection précoce d'une attaque d'asthme
Il est important de savoir la différence entre les symptômes d'allergie et les symptômes tôt d'une attaque d'asthme possible. Depuis des allergies et des symptômes semblables de part d'asthme, c'est la meilleure subsistance par oeil étroit sur exactement ce qui continue dans le corps. Les signes de détection précoce de l'asthme sont juste qu'un signe qui vient tôt, avant que la condition empire.

Quelles sont les causes de l'asthme ?

L'asthme provient de l'association d'une prédisposition génétique à l'allergie (également appelée « atopie ») et de facteurs environnementaux favorisants. Certains éléments extérieurs (poussière de maison, poils d'animaux, pollens, etc.) peuvent provoquer une réaction allergique chez des personnes prédisposées. D'autres particules respirées peuvent jouer un rôle favorisant, par leur action toxique ou irritante sur la paroi des bronches (polluants chimiques, irritants).

Y a-t-il un lien entre l'asthme et les allergies ?

poumons
Lorsqu’une personne asthmatique souffre d’autres manifestations allergiques (rhume des foins, eczéma, etc.), il y a de fortes chances que son asthme soit également d’origine allergique. Lorsqu’il a un doute concernant la substance allergisante, le médecin peut demander des tests cutanés (prick tests). Grâce à ces tests cutanés, on peut dépister une allergie aux acariens, à certains animaux, aux différents pollens, aux moisissures ou à des allergènes du milieu professionnel (farine, latex, etc.). Mais la présence d’une allergie ne signifie pas forcément que l’asthme soit dû à cette allergie.

Rhinite allergique et asthme

La rhinite allergique (rhume des foins) est un facteur de risque d’asthme, qu’elle soit saisonnière ou non. Près de la moitié des sujets atteints de rhinite allergique développeront un asthme. Cela s’explique par la continuité entre les muqueuses du nez et des bronches. Lorsqu’un allergène entre en contact avec les muqueuses des fosses nasales ou des bronches, il cause le même type d’inflammation.
Les traitements de la rhinite allergique peuvent, pour cette raison, contribuer à améliorer le contrôle de l'asthme.

Eczéma et asthme

L'eczéma est souvent la première manifestation qui apparaît chez un enfant allergique : il peut, quelques années plus tard, s’accompagner d’un asthme dans 20 à 30 % des cas.

Infections respiratoires et asthme

La rhinite non allergique (le rhume classique) peut également aggraver l’asthme, lorsqu’il existe déjà, ou précéder son apparition à plus long terme. En effet, la rhinite entrave la respiration nasale qui permet le réchauffement, l’humidification et la filtration de l’air avant qu’il ne pénètre dans les bronches. Lorsqu’on est obligé de respirer par la bouche, l'air inspiré est plus sec, plus froid et contient plus de particules en suspension. Il peut alors entraîner un spasme des bronches, donc une crise d'asthme.
De plus, certaines infections virales de la petite enfance (les bronchiolites, fréquentes en hiver et très contagieuses) semblent favoriser l'apparition d'un asthme chez l'enfant.

Les causes de l'asthme

Il est reconnu qu'il existe une prédisposition génétique. On retrouve souvent plusieurs asthmatiques dans une même famille. Mais attention, un parent asthmatique n'a pas systématiquement un enfant asthmatique.
Un terrain allergique familial ou personnel est également un facteur de risque. 3/4 des asthmes chez l'enfant sont liés à une allergie. Des bronchiolites à répétition et avoir des parents fumeurs sont également des facteurs de risque.
Différents facteurs peuvent déclencher une crise d'asthme : les allergènes, les polluants (peintures, carburants...) la fumée de tabac, le stress, les émotions, l'exercice physique, un air froid, le brouillard...
A noter que la grossesse peut aussi aggraver l'asthme dans un tiers des cas.

24.1.12

Diagnostic d'asthme

Il peut être difficile de diagnostiquer l'asthme, étant donné que ses symptômes ressemblent souvent à ceux d'autres affections respiratoires ou de la maladie cardiaque. Le diagnostic se fonde généralement sur la description des symptômes, l'ensemble des antécédents médicaux, un examen physique et le résultat de certaines épreuves de laboratoire. Parmi les épreuves diagnostiques, on compte l'exploration fonctionnelle respiratoire, des analyses sanguines, une radiographie pulmonaire et des tests d'allergie.
L'exploration fonctionnelle respiratoire représente une série d'épreuves servant à mesurer la fonction respiratoire. La plus courante est le test de spirométrie, qui fait appel à un dispositif appelé spiromètre pour mesurer la quantité et le débit (écoulement) d'air pénétrant dans les voies respiratoires, puis en ressortant. L'évaluation du débit expiratoire de pointe est un autre test permettant de mesurer la fonction respiratoire. À l'aide d'un débitmètre de pointe, on mesure le débit auquel l'air est expulsé des poumons. On peut utiliser ce dispositif pour surveiller l'asthme à domicile.
La radiographie pulmonaire peut permettre d'exclure d'autres maladies.
Grâce aux analyses sanguines, on peut déceler un taux élevé de globules blancs, ce qui indique la présence d'une infection. On peut aussi recourir à une analyse sanguine connue sous le nom de gazométrie du sang artériel pour en mesurer le taux d'oxygène. Si le médecin soupçonne les allergènes de déclencher votre asthme, il aura recours à des analyses sanguines qui mesurent le taux d'anticorps (anticorps IgE) à des allergènes précis.
Le médecin peut demander la réalisation de tests d'allergie cutanée en même temps que des tests de dépistage des anticorps s'il croit qu'un allergène cause l'asthme.