La pollution favorise ou aggrave les manifestations de certaines maladies allergiques comme l’asthme ou la rhinite. L’augmentation du niveau de pollution s’accompagne d’une recrudescence des symptômes chez les personnes asthmatiques (sifflements, toux nocturne, gêne respiratoire). Ce phénomène est évident chez les asthmatiques ne prenant pas régulièrement un traitement de fond. En revanche, les asthmatiques suivant bien leur traitement de fond semblent protégés.
Lors de pics de pollution, on conseille aux personnes asthmatiques d’éviter les efforts, en particulier la pratique du sport en extérieur. Le traitement par bronchodilatateurs peut être renforcé.
Les sources de pollution extérieure sont essentiellement industrielles et automobiles. On surveille surtout :
- le dioxyde de soufre, émis principalement par les cheminées d’usine et les chauffages. Ce type de pollution a beaucoup diminué depuis la fin des années 1950.
- les particules en suspension : ce sont des particules de très petite taille pouvant pénétrer dans les voies respiratoires. Elles proviennent surtout des transports, spécialement des moteurs diesel. Les particules diesel peuvent être responsables de phénomènes d'irritation bronchique et favoriser la sensibilisation à des allergènes, car elles peuvent transporter ces substances à leur surface, en particulier celui du chat et ceux des pollens de graminées.
- l’oxyde d’azote, rejeté en particulier par les moteurs et les cuisinières à gaz.
- l'ozone, qui est un polluant issu des gaz d'échappement et qui s’accumule en période de grande chaleur.
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