Invisibles à l’œil nu, les acariens (araignées microscopiques) sont essentiellement présents dans la poussière de maison, dans les lieux de stockage alimentaire et dans la farine. Ils ne vivent que six semaines environ mais se reproduisent très rapidement, surtout si le milieu ambiant s’y prête (chaleur et humidité).
Ils affectionnent tout particulièrement les literies (sommier tapissier, matelas, oreillers, etc.) mais aussi les rideaux, les canapés, les chaises et les meubles capitonnés, les tapis, les moquettes ou les jouets en peluche. Un matelas peut contenir deux millions d’acariens et on peut trouver jusqu’à 2.000 acariens par gramme de poussière ! Ils se nourrissent des microparticules de peau morte que notre corps sème un peu partout chaque jour, de cheveux et de poils d’animaux.
Ce sont les débris d’acariens morts et leurs déjections qui, lorsqu’ils sont inhalés, provoquent des allergies. Sous nos climats, les acariens ne survivent pas lorsque l’air est trop sec ou à température élevée (ils sont détruits par un lavage à plus de 60°C). Dès 1.500 mètres d’altitude, les acariens responsables d’allergie sont pratiquement absents, car le froid les empêche de proliférer.
Les crises d'asthme provoquées par les cafards
Les blattes ou cafards sont des insectes qui sont responsables d'un nombre croissant d'allergies respiratoires, dont les principales manifestations sont des rhinites et des crises d'asthme.
Ces insectes recherchent l'obscurité, la chaleur, l'humidité et les débris alimentaires. On les trouve donc derrière les meubles et dans les moteurs des gros appareils électroménagers (machine à laver, réfrigérateurs, etc.), dans les buanderies, les caves et, surtout, dans les vide-ordures. La cuisine est l'endroit préféré des blattes. En cas de forte infestation, certains textiles peuvent être contaminés (canapé, matelas, moquette, etc.). Les éléments allergisants (débris, déjections de l’insecte) sont véhiculés par des poussières que la personne asthmatique respire dans l’air ambiant.
Quatre à 5 % de la population est sensible aux cafards et 10 à 20 % des asthmatiques y sont allergiques. Cette sensibilité est souvent associée à l’allergie aux acariens, aux pollens et aux poils d'animaux.
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